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Grand Prix Lycéen des Compositeurs Île de créations Paris de la musique
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île de créations 2017 - Cinquième édition

 

Cinquième édition

Le concours de composition Île de créations, créé en 2012 à l'initiative d'Enrique Mazzola, directeur musical de l'Orchestre national d'Île-de-France, a couronné son cinquième lauréat.

 

Résultat du concours 2017

Le Prix du jury a été attribué à Matthieu Lemennicier pour De la ligne à la peau.

Le Coup de cœur du public a été attribué à Jules Matton pour Siddharta, suite en cinq tableaux d'après le roman de Hermann Hesse.

 

La finale, qui s'est tenue le jeudi 2 février 2017 à la Maison de l'Orchestre national d'Île-de-France, a réuni trois candidats.
L'Orchestre, sous la direction de Julien Leroy, a exécuté les trois compositions des finalistes :

De la ligne à la peau de Matthieu Lemennicier
Siddharta, suite en cinq tableaux d'après le roman de Hermann Hesse de Jules Matton
Rêver d'un autre monde de Cyril Molesti

 

Les œuvres finalistes et leurs compositeurs

Mathieu Lemennicier

De la ligne à la peau de Matthieu Lemennicier

Nationalité française / 32 ans
A étudié la composition au CNSM de Lyon.

Matthieu Lemennicier commence la musique par l'apprentissage de la guitare, au conservatoire de Chambéry puis au CNSM de Paris. Attiré par la composition, il entre dans la classe de composition pour l'image du CNSM de Lyon, avant de se former à la pédagogie dans ce même établissement.
En 2011, il remporte le prix SACEM du concours international de musique de film d'animation d'Annecy. Depuis, il compose principalement pour le concert, avec dernièrement une pièce pour choeur (Layons), un duo violon/violoncelle (Fluctus), une pièce pour violoncelle seul (Puis l'éclat de la lame …), une pièce pour neuf musiciens (Cérémonie au Grand Sbam) , etc.
En 2016, lors de la précédente édition du concours « Île de créations », il a reçu le prix du public.
Il se produit également au sein du duo Albaicín, avec la violoncelliste Lise Péchenart, et de l'ensemble du Grand Sbam, un ensemble destiné à la création. Titulaire du certificat d'aptitude, il enseigne actuellement la guitare au conservatoire de Privas.

À propos de De la ligne à la peau

De la ligne à la peau et de la peau à l'os,
L'épaisseur d'un trait entre pied et poussière :
Carte faisant le monde faisant la carte.

Quelques vers comme point de départ, quelques vers pour passer des représentations du monde aux sensations d'un corps immergé dans ce monde, quelques vers pour dire ce que vit ce corps, carte dans les mains et mains au vent du désert, au froid des nuits humides ; carte dans les têtes, écartant ces mains qui s'écorchent aux frontières de papier grillagé.
Si la musique ne dit rien, elle peut, parfois, tracer en nous la sensation d'un geste : ballets
d'étourneaux ou balancements pédestres, l'air mouvant fait alors danser notre corps immobile, et nous traversent ainsi des pulsations lointaines.

 

Siddharta, Suite en cinq tableaux d'après le roman de Hermann Hesse de Jules Matton

Nationalité française / 28 ans
A étudié la composition à la Juilliard School à New York.

Diplômé de la Juilliard School of Music and Dance en 2013, Jules Matton est un compositeur décrit par John Corigliano, dont il fut l’élève, comme « doué d’un talent remarquable, à la technique impeccable ».
Licencié de philosophie, il est également lauréat de la Fondation Marcel Bleustein-Blanchet, de la Bourse d’Excellence de l’Institut Catholique de Paris, ainsi qu'en 2015 de la Fondation d’entreprise Banque Populaire.
Soutenu par des compositeurs tels que Thierry Escaich, Philippe Hersant, Richard Dubugnon ou Nicolas Bacri, il se produit dans des salles telles que le Carnegie Hall ou le DiMenna Center for Classical Music à New York, la Salle Cortot à Paris, le Corum de Montpellier, le Duke’s Hall de la Royal Academy of Music à Londres.
Depuis septembre 2014, il est compositeur en résidence au new yorkais Æon Music Ensemble, ainsi qu'au Festival Classic à Guéthary 2016. Il se produit dans des festivals telles les Vacances de Monsieur Haydn, le Festival Européens Jeunes Talents ou encore le Centre de Musique de Chambre de Paris. Actuellement, Jules Matton travaille sur un quatuor à cordes, ainsi que sur son premier opéra, commandes du Quatuor Debussy et du Théâtre Impérial de Compiègne.

À propos de Siddharta, Suite en cinq tableaux d'après le roman de Hermann Hesse

Cette pièce ne prétend pas être une transcription exhaustive du roman de Hermann Hesse. Elle se découpe en cinq tableaux jalonnant cinq moments ou périodes de la vie de Siddharta, du départ du domicile paternel à la contemplation du fleuve devant lequel, au soir de sa vie, il accède enfin à la sagesse.

1er tableau – Le départ
Siddharta décide de quitter contre le gré de son père le domicile familial. En cela, il fait preuve d’une force certes respectueuse à l’égard de la verticalité paternelle, mais inébranlable dans l’affirmation de son désir. Devant la fermeté de sa volonté, son père lui donne, à l’aube, sa bénédiction.
2e tableau – La vie dans la forêt
Siddharta découvre la vie ascétique des Samanas, erre avec eux quelques années dans la forêt, et vit sa première désillusion avec la prise de conscience que l’expulsion du moi charnel est impossible : nous sommes et resterons toujours des êtres de chair. L’accès à la vérité de l’être ne se peut donc atteindre par le biais abstrait des exercices des Samanas, dont il finit par quitter la communauté.
3e tableau – La rencontre d’un saint
Siddharta rencontre, au hasard d’une promenade, le Bouddha. Fasciné, il ose cependant lui exposer une brèche dans sa doctrine parfaite : celle-ci, selon lui, embarque les êtres sur le plan de l’idée sans leur faire vivre le vécu intime que seul le Bouddha individuel peut vivre. Pour cette raison, il préfère continuer, solitaire, sa route.
4e tableau – La chute dans le monde
Siddharta découvre la femme, la vie dans le monde, la luxure et l’argent. Il s’enfonce de nombreuses années dans les passions de l’orgueil, de la convoitise et de l’avidité. Il devient l’un des hommes d’affaires les plus importants de la ville. Ceci jusqu’au dégoût. Jusqu’à la fuite.
5e tableau – Le chant du fleuve
Siddharta se retrouve, au soir de sa vie, devant un fleuve au bord duquel il élit domicile. Un jour à se perdre dans la vision de ce fleuve, il entend un chant, fait de flux et de reflux, de joies et de peines, et la vie d’un coup réconciliée semble s’ouvrir à lui dans toute sa plénitude et sa vérité simples. La sagesse, par-delà la multiplicité des expériences et des vies passées, est atteinte.

 

Rêver d'un autre monde de Cyril Molesti

Nationalité française / 27 ans
A étudié la composition de la musique à l'image au CNSM de Lyon.

Cyril Molesti est clarinettiste classique et percussionniste de formation. Après l’obtention d’un bac scientifique, il passe quelques années dans les facultés de Sciences et de Philosophie à Nice.
Une première rencontre déterminante pour son « devenir compositeur », celle de Marybel Dessagnes. Compositrice, pianiste et professeur au CRD de Cannes, elle lui enseigne jusqu’en 2011 l’analyse, l’harmonie et le contrepoint dans le cadre d’un Dem de culture et formation musicale. Il obtient dès lors, en plus de ses premières clés en écriture, une pleine conscience des possibilités infinies du monde sonore et la conviction de vouloir être compositeur.
Cannes, ville du cinéma, lui a souvent donné l’opportunité d’écrire sa musique sur un support visuel. En 2012, il entre dans la classe de musique à l’image du CNSM de Lyon. Il remporte en 2014 le Sabam Award pour le « Meilleur Jeune Compositeur Européen » lors du World Soundtrack Academy, à l’occasion du Festival International du Film de Gand.
Une deuxième rencontre lui a permis d’avancer : Luca Antignani. Compositeur, professeur d’orchestration au CNSM de Lyon et de musique contemporaine et d’orchestration à l’HEM de Lausanne, Luca a toujours porté sur la musique de Cyril Molesti un regard avisé et bienveillant.
Il poursuit ensuite sa formation de compositeur auprès de grandes figures contemporaines telles que Lachenmann et Sciarrino, grâce à leurs partitions et écrits théoriques mais aussi  auprès de grands fantômes immortels que sont les maîtres du passé.
D’autres formes d’art comme la littérature, l’architecture et la peinture - le goût pour cette dernière ayant été transmis par une mère artiste peintre - éveillent tout autant sa sensibilité et l’inspirent constamment. Animé de même par la danse, il a travaillé avec des danseurs et chorégraphes, notamment ceux de l’Ecole Supérieure de Danse Rosella Hightower. Aujourd’hui, ses projets mêlent ou évoquent les différents arts qui ont construit sa personnalité.

À propos de Rêver d'un autre monde

Deux sources ont vivement inspiré Cyril Molesti : d'une part, l'exposition "Histoire des migrants" au Centre d'Histoire de la Résistance et de la Déportation à Lyon qui réunit des œuvres qui se sont présentées au compositeur comme un matériau idoine pour imaginer un monde sonore et d'autre part, les vers écrits par le poète palestinien Mahmoud Darwich l'ont accompagné dans son chemin créatif.

Cinq œuvres de l'exposition l'ont particulièrement inspiré :
I - Barque de l'exode
"Lorsque j'ai vu l'installation de Barthélémy Toguo, une énorme barque en bois, asosmmée par de lourds ballots de tissu sur une mer de bouteille, 'ai d'abord été frappé par l'arc-en-ciel en boules si festifs dans lesquelles des familles entières ont résumé leur vie matérielle."
II - Corps caché sous un tissu
Martin Pernot a photographié des migrants à proximité d'un square dont ils viennent d'être explusés. Invisibles, silencieux et anonymes, les individus se reposent et semblent se cacher, comme s'ils voulaient s'isoler d'un monde qui ne veut plus les voir. Ce sont ces formes, ces formes du rien, car considérées comme rien, que j'ai voulu apprivoiser.
III - Départ
"Un ferry chargé de voyageurs traverse de part en part le champ fixe de la caméra. Un ralenti saccadé brouille le réel et restitue tremblantes les silhouettes des passagers. Ici plus que les thèmes récurrents de l'exile, c'est l'esthétique mystique de l'image qui m'a emporté.
IV - La  "jungle"
Le terme de "jungle" étant omnipréent dans les discours médiatiques et politiques depuis 15 ans, le photographe Mathieu Pernot a fait le choix d'une approche archéologique, saisissant grâce à la photographie les traces d'une présence humaine avant qu'elles ne soient englouties par la végétation.
V - Cartographie traverse ou comment raconter le mouvement de la mémoire ?
Des artistes, géographes et habitants grenoblois exilés ont produit ensemble un ensemble de cartographies évoquant les conditions migratoires contemporaines. Ces cartes contribuent à mettre en mouvement le regard et nos imaginaires des migrations. Tout cela raconte le mouvement de la mémoire. Les cartes sont autant spatiales que temporelles. Tout un programme pour un compositeur.

 

Le jury

 

-  Jean-Louis Agobet, compositeur et membre du comité de sélection
-  Ivan Fedele, compositeur et parrain d'île de créations 2017
-  Julien Leroy, chef d'orchestre
-  Enrique Mazzola, président du jury
-  un membre de chaque partenaire du concours : SACEM, Musique Nouvelle en  Liberté, les Éditions Durand et Radio France
-  un musicien de l'Orchestre
-  le vote de l'Orchestre

 

L'œuvre primée est donnée dans le cadre de la série de concerts "Voyage avec Marcel Khalifé"

vendredi 28 avril 2017 à Antony (92) - Espace Vasarely - 20h30

jeudi 4 mai 2017 à Créteil (94) - Maison des Arts de Créteil - 20h30

vendredi 5 mai 2017 à Paris (75) - Philharmonie de Paris - Grande salle Pierre Boulez - 20h30

Ludwig van Beethoven Les ruines d'Athènes (Ouverture et Marche Turque)
Matthieu Lemennicier De la ligne à la peau
Zoltán Kodály Danses de Galanta
Marcel Khalifé Ya Nasim el-rih (Oh, la brise du vent !)
Marcel Khalifé Enhad ya saer (Lève-toi, révolté !)
Marcel Khalifé Salamon Aleiki (Que la paix soit avec toi)
Rami Khalifé Requiem for Beirut

Marcel Khalifé (oud, chant), Rami Khalifé (piano), Orchestre national d’Île-de-France, direction Julien Leroy

 

À lire

 

À voir

Le concours Île de créations par Enrique Mazzola


 
   

 

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