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Grand Prix Lycéen des Compositeurs Île de créations Paris de la musique
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Île de créations 2015

 

« Il est essentiel d'encourager la création contemporaine. Trop d’orchestres et de maisons d’opéra sont encore tournés vers le passé.
Notre vie au quotidien est inondée par la musique « pop » dans tous les lieux publics, du supermarché au restaurant en passant par l'ascenseur. Il est très important pour notre civilisation que l’on soit à la recherche de musiques exprimant plus de profondeur. »
Marc Clémeur, directeur général de l'Opéra du Rhin, parrain de cette troisièmé édition

 

Troisième édition

 

Le concours de composition Île de créations, créé en 2012 à l'initiative d'Enrique Mazzola, directeur musical de l’Orchestre National d’Île-de-France, a couronné son troisème lauréat.

 

Résultat du concours 2015

 

Le prix du jury a été attribué à Camille Pépin pour Vajrayāna.
Le coup de cœur du public a également été attribué à Camille Pépin.

Camille Pépin

La finale, qui s'est déroulée le mardi 3 mars 2015 à la Maison de l’Orchestre National d’Île-de-France, réunissait quatre candidats.
L'Orchestre, sous la direction de Julien Leroy, a exécuté les quatre parititons des finalistes : J'appelle les vivants, je pleure les morts, je repousse la foudre de Thomas Menuet, Soliloques d'Axel Nouveau, Heroa d'Adrien Tribucki et Vajrayāna de Camille Pépin.

 

 

Les œuvres finalistes

 

J’appelle les vivants, je pleure les morts, je repousse la foudre de Thomas Menuet


Nationalité française / 27 ans
Étudie la composition au CNSMD de Paris

Né à Bayeux, en 1987, Thomas Menuet entre en contact avec la musique par la pratique du piano qu’il étudie à Bayeux puis à Caen. Une relation particulière se crée entre l’instrument et lui, différente de celle qui s’établit habituellement entre un interprète et son instrument. En 2008, ce contact particulier pousse Thomas Menuet vers la composition. Il l’étudie au Conservatoire Régional de Caen, de 2008 à 2010, dans la classe de Jean-Louis Agobet, alors professeur de Composition et d’Orchestration.
Sélectionné en 2010, à Caen, lors du Concours National de Partition pour Orchestre Appassionato, Thomas Menuet obtient le privilège de travailler en étroite relation avec un orchestre professionnel et d’assister à l’interprétation de sa création par l’Orchestre des Professeurs du Conservatoire de Caen. Admis au Conservatoire à Rayonnement Régional de Paris en 2011, Thomas Menuet travaille alors dans la classe de composition de madame Edith Canat de Chizy. En 2012, 2013 et 2014 il est sélectionné finaliste au concours Île de création de l’Orchestre national d’Île-de-France.
En février 2014, à la suite de l’obtention du DEM de composition au CRR de Paris avec félicitations, Thomas Menuet est reçu à l’unanimité dans la classe de Gérard Pesson au CNSMDP de Paris.

À propos de J’appelle les vivants, je pleure les morts, je repousse la foudre

I. La mort des « Pattes de chèvres »
II. La séduction de Cyrano
III. Discours pour la Paix
IV. Cocotte
V. Camille

 
« L’héroïsme est le sujet de cette pièce. Celui-ci est traité sous l’angle d’un héroïsme "du réel" ou peut-être de "l’ordinaire". Constater en somme le moment de basculement dans la vie d’un individu où celui-ci est forcé de faire quelque chose "d’extra-ordinaire" par la force des choses, en étant extrait nécessairement de sa zone de confort habituelle. Les quatre premiers sujets littéraires et orchestraux traitent cette question. Le dernier s’arrête lui sur une définition plus entendue de l’héroïsme.
- Ainsi dans la première pièce l’héroïsme est traduit sous l’angle de l’échec par le regard enfantin de Peter qui tente par tous les moyens de sauver son ami.
- Concernant la scène du balcon de Cyrano, l’héroïsme est traité ici sous sa dimension artistique.
- Le discours pour la paix fait état d’un héroïsme traité sous son angle politique.
- La nouvelle mademoiselle Cocotte quant à elle traite d’un héroïsme où la situation oblige la séparation avec ce que l’on a de plus cher.
- La dernière pièce apporte un ton plutôt humoristique par le biais de "l’héroïsme antique". Il ne s’agit plus d’un héroïsme du quotidien, mais bien d’un conteur libre d’héroïser chacun de ces personnages. »



Soliloques d'Axel Nouveau

Nationalité française / 29 ans
Étudie la composition de musique à l’image au CNSMD de Paris.

Pianiste, improvisateur, compositeur et chef d’orchestre, Axel Nouveau est un musicien pluriel et passionné. Titulaire d’un DEM de piano au CRR de Lille et de six premiers prix d’écriture, analyse ou orchestration au CNSMDP, il étudie actuellement l’improvisation dans la classe de Jean-François Zygel et la composition de musique à l’image avec Laurent Petitgirard. Questionnant depuis longtemps les liens entre composition et improvisation, il crée en 2011 l’ensemble de neuf musiciens Palace of Mirrors pour lequel il compose régulièrement, tout en aménageant des espaces d’improvisation dirigée. Avec la metteur en scène Sarah Mouline et la compagnie Si ceci se sait, il met en place en 2013 le conte musical improvisé Une remarquable histoire, qui nourrit sa réflexion sur la portée narrative de la musique.
Son engouement pour le rapport entre musique et arts visuels le mène aussi à travailler avec le cinéma : par le biais de l’improvisation, il se produit en tant que pianiste devant des films muets à la cinémathèque française, au Forum des images ou au cinéma Le Balzac, par le biais de la composition, il écrit pour des courts-métrages des partitions orchestrales, de la musique électronique, et pour des formations telles que le trio Green grass, avec lequel il obtient le prix du jury professionnel au concours Musique en courts en novembre 2014.
 

À propos de Soliloques

I. Dialogue de sourds
II. Je, je, je.
III. Coup de gueule
IV. Digressions
V. Quiproquo

 
« Modelant l’orchestre en une seule entité complexe, une confrontation de différents groupes ou en une somme de
personnalités distinctes, Soliloques joue avec les travers et échecs de la communication humaine. Pensant dialoguer dans
Dialogue de sourds, chacun ne fait que suivre et développer sa propre conviction. Dans Je, je, je. tous les interlocuteurs s’obstinent vainement à mener la conversation comme ils l’entendent. Pièce centrale, Coup de gueule est un de ces moments où le désaccord peine à s’exprimer, et se transforme alors en une rumination intérieure, une colère qui ne jaillit pas, inassouvie. La pensée aussi nous joue parfois des tours, elle nous écarte progressivement de notre idée initiale dans Digressions. Enfin, Quiproquo est l’illusion de l’accord et la compréhension mais ce que chacun entend est souvent assez éloigné voire à l’opposé de ce que voulait exprimer notre interlocuteur… »

 

Heroa d'Adrien Trybucki

Nationalité française / 21 ans
Étudiant en composition au CNSMD de Lyon.
 
Né en 1993 à Toulouse, Adrien Trybucki poursuit actuellement ses études dans la classe de Philippe Hurel au CNSMD de Lyon. Ses œuvres sont interprétées en France et en Italie par l’Orchestre National d’Île-de-France (avril 2014), le Divertimento Ensemble (juin 2015), la Maîtrise de Toulouse (février 2014) ou bien encore l’Ensemble Composit (juillet 2014). En février 2014, il remporte le concours Île de créations pour sa pièce d’orchestre Cinq Visions, créée Salle Gaveau à Paris et diffusée sur France Musique. De 2004 à 2014, il a étudié et obtenu quatre diplômes d'Études Musicales au CRR de Toulouse dans les classes de composition (instrumentale, vocale et électroacoustique) de Bertrand Dubedout et Guy-Olivier Ferla, de violoncelle, de direction d’orchestre, d’écriture, d’analyse et d’Histoire des Arts. Il a également travaillé la composition auprès de Philippe Leroux et Joshua Fineberg (Composit New Music Festival). Adrien Trybucki est édité par les Éditions Durand et BabelScores.
 

À propos de Heroa

I. (H) Déterminé
II. (E) Brusquement plus lent
III. (R) Vif
IV. (O)
V. (A) Déterminé
 
«
Heroa telle une chevauchée au cœur d’une dimension supplémentaire du monde, celle de l’artefact. Comme si d’un décor de théâtre l’on pénétrait les rouages des machineries et la multitude des éléments qui jouent de l’illusion. Un voyage au cours duquel la notion d’espace s’altère et où les différents plans vont se démêler et s’entrechoquer. En définitive, un travail de déconstruction d’une image initiale pour la retrouver sous une apparence nouvelle. »

 

Vajrayāna de Camille Pépin

Nationalité française / 24 ans
Étudiante en orchestration au CRR d’Aubervilliers
 
Née en 1990, Camille Pépin débute ses études musicales au Conservatoire à Rayonnement Régional d’Amiens (CRR) puis se perfectionne au CRR de Paris. Elle y obtient cinq diplômes d’Etudes Musicales : Ecriture, Analyse, Orchestration, Histoire de la Musique et Formation Musicale. Camille intègre ensuite le Pôle Supérieur de Paris où elle étudie l’Arrangement avec Thibault Perrine. En 2011, elle entre au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris où elle obtient plusieurs premiers prix : Harmonie, Contrepoint, Analyse, Prix Monique Rollin en Musicologie sous l’égide de la Fondation de France ; au cours desquels ses travaux de recherche sur des pièces du répertoire contemporain sont récompensés. Actuellement élève de Thierry Escaich et de Guillaume Connesson, Camille étudie la composition avec Fabien Waksman.

 
À propos de Vajrayāna

I. Ratna - Mystérieux et abyssal - Explosif
II. Vajra - Liquide
III. Padma - Flamboyant et déréglé
IV. Karma - Vif et léger
V. Vairocana – Intemporel

 
« S’il existe cinq éléments dans la religion tibétaine (la terre, l’eau, le feu, le vent et l’espace), ils se définissent comme des énergies fondamentales et sacrées de l’existence rencontrées dans la dimension psychique des êtres. Les quatre premiers sont matière constituante de la nature tandis que le cinquième contient tous les autres. Au macrocosme de l’Univers s’unit ainsi le microcosme du corps. Ces énergies cosmiques sont à l’origine des mondes d’existence terrestre et spirituel : c’est le Vajrayāna. J’ai conçu la pièce en une gradation des différentes étapes du monde spirituel. J’ai retranscrit ces états par le biais de motifs musicaux rythmiques - le plus souvent - car le rythme est au coeur de la nature et des énergies. À chaque élément correspond un motif musical.
Ratna (Terre) est une énergie primaire, puissante, mais réprimée. Ainsi s’entremêlent tous les mystères de la Terre.
Vajra (Eau) exprime l’angoisse dans son aspect défensif - la tempête - s’évanouissant en une nappe paisible. Padma
(Feu) est le lieu spirituel atteint par les émotions brûlantes et ardentes, sans maîtrise intérieure : c’est le lieu des dérèglements. Karma (Vent) correspond à un élément impalpable, léger, fuyant. Enfin, Vairocana (Espace) réunit tous les éléments. Intemporel, c’est l’état le plus puissant dans cette quête de la transcendance ; l’ineffable accomplissement de l’élévation de l’âme ; l’apaisement.»

 

Le jury

- Enrique Mazzola, directeur musical de l’Orchestre National d’Île-de-France, président du jury
- Marc Clémeur, directeur général de l'Opéra National du Rhin, parrain d'Île de créations 2015
- Angela da Ponte, compositeur
- Olivier Penard, compositeur
- Julien Leroy, chef assistant à l’Ensemble intercontemporain, chef d'orchestre
- Anne Montaron, productrice à France Musique, partenaire d'Île de créations
- François Besson (représenté par Marie-Aline Fournage-Voizard), directeur de la division culturelle de la Sacem, partenaire d'Île de créations
- Estelle Lowry, délégué général de musique nouvelle en liberté, partenaire d'Île de créations
- Caroline Maby, directrice de la promotion aux Éditions Durand-Salabert-Eschig, partenaire d'Île de créations
- Didier Goury, contrebasse co-soliste de l'Orchestre National d’Île-de-France
- Jean-Claude Falietti, 1er hautbois solo de l'Orchestre National d’Île-de-France

Les récompenses

- Création et diffusion par l'Orchestre National d’Île-de-France à Paris
- Diffusion du France musique dans l’émission Alla breve au cours de l’année 2015
- Édition de la partition aux Éditions Durand-Salabert-Eschig
- Prix de 2 500 € doté par musique nouvelle en liberté
- Prix offert par la Sacem et Radio France

 

L'œuvre primée a été donnée lors de
la série du concert « Héroïque »

 

jeudi 16 avril 2015 à 20h30
Paris - La Philharmonie



Wolfgang Amadeus Mozart

Concerto pour piano et orchestre n° 26 en ré majeur
«du Couronnement»


Ludwig van Beethoven

Symphonie n° 3 en mi bémol majeur op 55 «Héroïque»


Camille Pépin
 
Vajrayāna
, pour orchestre
(*)[création]

Orchestre National d'Ile-de-France
direction: Nicholas Collon
Gianluca Cascioli (piano)

(*) Commande de musique nouvelle en liberté - Ville de Paris

pour plus de renseignements : La Philharmonie de Paris

A entendre

Découvrez Vajrayāna, pour orchestre de Camille Pépin
dans le cadre de l'émission Alla Breve d'Anne Montaron
sur France Musique : diffusion intégrale

À lire

 

 

Contact et informations

Camille Villanove
Orchestre National d’Île-de-France
Tél. : +33 (0)1 1 41 79 39 30
E-mail : camille.villanove@orchestre-ile.com
site Internet : Orchestre National d'Île-de-France

   
   

 

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